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Affichage des articles associés au libellé intuition

L'erreur de Bernouilli

Notes de lecture #25 de "Thinking fast and slow"  de Daniel Kahneman, 2011, chapitre 24, Partie 3  Au début des années 70s, Amos Tversky   et  Daniel Kahneman commencèrent à s’intéresser aux hypothèses de la théorie économique. Ils reprirent le travail de Bruno Frey , un économiste Suisse, tout en ayant à l'esprit l'approche  psychophysique de  Gustav Fechner . Avec cette approche, ils étudièrent l'influence de la subjectivité (de la perception) sur la prise de décision économique car les résultats y sont mesurables et quantifiables. L'historique de la théorie de l'attente Au XVIIème siècle, un génie des maths que Voltaire trouvait peu philosophe mais très pieux, Daniel Bernoulli , développe la théorie de l'attente morale. Il est le premier à formaliser l'idée qu'une même quantité d'argent peut avoir de multiples utilités.  Il explique que  l'attente morale (notre perception de l'utilité de la monnaie) dépend de la...

L'intuition à l'épreuve du feu

Notes de lecture du livre "Thinking fast and slow" de Daniel Kahneman, 2011, Partie 3, chapitre 22   Les intuitions raisonnables Si notre intuition n'est pas meilleure que de simples algorithmes, à quoi sert-elle? Et les experts que racontent-ils ? Sur ses questions, l es psychologues Gary Klein et Daniel Kahneman avaient des positions opposées.  Ils polémiquèrent quelques dizaines d'années pour trouver un compromis raisonnable.  Pour Klein, les experts ont des intuitions qu'aucun algorithmes ne peut égaler. Elles seraient de nature transcendantale. Pour Kahneman, personne ne peut juger de son propre niveau de confiance et donc l'expertise n'existe pas objectivement.  Un expert serait quelqu'un qui n'a pas conscience de son ignorance et de sa chance lorsque ses prédictions tombent juste.  Une ancienne question philosophique aborde cette question avec une montre cassée indiquant toujours 13h22.  Lorsqu'on regarde cette montre,...

L'intuition à l'épreuve de vin

Notes de lecture du livre "Thinking fast and slow" de Daniel Kahneman, 2011, Partie 3, chapitre 21 Intuitions algorithmiques Daniel Kahneman s'est beaucoup inspiré du travail du psychologue Paul Meehl et notamment de son livre "Clinical vs. Statistical prediction: a theoretical analysis and a review of the evidence". Dans ce livre Meehl rapporte plusieurs expériences où l'expertise humaine est comparée à des algorithmes de prédictions statistiques. Étonnement, ces derniers sont aussi bons, si ce n'est meilleurs, que les jugements des experts.  A titre d'exemple, il a quelques années, l'économiste de Princeton Orley Ashenfelter utilisa un algorithme basé sur 3 variables objectives: la température moyenne d'une saison, la pluviométrie lors d'une récolte et lors d'un hivers précédent,  pour prédire les prix de vente des vins 10 à 20 ans à l'avance.  Il y arriva efficacement et fit aussi bien,  parfois mieux, que des experts...

Dans l'air du temps

Notes de lecture du chapitre 20, du livre  "Thinking fast and slow"  de Daniel Kahneman, 2011 Nous aimerions bien croire que le monde est prévisible.  D'ailleurs nous sommes nombreux à croire au destin.  Pourtant en y réfléchissant bien, si l'on ne peut prévoir les détails de demain, comment prévoir avec certitude ce qui va arriver après-demain. Le 20ème chapitre de "Thinking fast and slow" essaye de nous convaincre qu'il est impossible de connaître l'avenir et que nous refuser de croire au destin.     Qui peut dire ce qui va se passer en Israël dans les années à venir? D'un point de vue scientifique, est prévisible ce qui se reproduit à l'identique. Dans l'absolu cela est impossible même en physique ou en mathématiques car nous ne pouvons pas arrêter ou reproduire le temps, or le temps fait parti de l'expérience. Une même théorie, un même calcul s'effectuera toujours à des heures différentes et dans des cerveaux di...

Comprendre l'illusion de comprendre

Notre imaginaire est prolifique lorsqu'il s'agit d'expliquer des événements dont nous savons peu de choses car notre cognition associative (Système 1) a moins de contraintes.  Pourtant nous devrions nous retenir d'expliquer ce dont nous ne savons pas grand chose. Nassim Taleb appelle cette habitude "the Narrative fallacy " car très souvent nous simplifions le monde en  exagérant le rôle que joue l'intelligence ou  la bêtise humaine en oubliant de réaliser notre propre incompréhension et en minimisant l'importance du hasard.  Dire comme Socrate "tout ce que je sais c'est que je ne sais rien" passe souvent pour être idiot et pourtant c'est une attitude des plus rationnelle. Lorsque nous expliquons les événements du passé, nous oublions que ce que nous ne savions pas.  Notre cerveau ne peux s'empêche d'associer les idées entre-elles et donc ce que nous savons maintenant interfère avec ce que nous savions.  Aussi il est fa...