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Affichage des articles associés au libellé cognition

La théorie des perspectives

Notes de lecture #26 de "Thinking fast and slow"  de Daniel Kahneman, 2011, chapitre 24, Partie 3   une tentation qui ne finira pas... C'est au cours de promenades régulières, dans les montagnes Suisses, que Daniel Kahneman et Amos Tversky élaborèrent la théorie des perspectives (marcher semble-t-il fait réfléchir).  Ils discutaient des conditions influençant la prise de risque.  En pensée, ils expérimentèrent plusieurs scénarii de prise de décisions. Ils se rendirent compte que lorsque l'enjeu du pari était présenté sous forme de gain, ils aimaient prendre plus de risque que nécessaire ; et au contraire, lorsque le même pari était énoncé en mettant en avant les pertes, ils prenaient rarement assez de risque. Une théorie en trois pas Ils modélisèrent la prise de décision en situation incertaine, celons les trois critères suivants: Un point de référence:   la perception d'un gain ou d'une perte se fait toujours par rapport à un point...

L'erreur de Bernouilli

Notes de lecture #25 de "Thinking fast and slow"  de Daniel Kahneman, 2011, chapitre 24, Partie 3  Au début des années 70s, Amos Tversky   et  Daniel Kahneman commencèrent à s’intéresser aux hypothèses de la théorie économique. Ils reprirent le travail de Bruno Frey , un économiste Suisse, tout en ayant à l'esprit l'approche  psychophysique de  Gustav Fechner . Avec cette approche, ils étudièrent l'influence de la subjectivité (de la perception) sur la prise de décision économique car les résultats y sont mesurables et quantifiables. L'historique de la théorie de l'attente Au XVIIème siècle, un génie des maths que Voltaire trouvait peu philosophe mais très pieux, Daniel Bernoulli , développe la théorie de l'attente morale. Il est le premier à formaliser l'idée qu'une même quantité d'argent peut avoir de multiples utilités.  Il explique que  l'attente morale (notre perception de l'utilité de la monnaie) dépend de la...

Le capitalisme ressucité

Notes de lecture #24 de "Thinking fast and slow"  de Daniel Kahneman, 2011, chapitre 24, Partie 3  Que serait le capitalisme  sans l'optimisme des entrepreneurs? Personne ne lancerait son entreprise, si il n'était pas convaincu de surmonter les obstacles et de faire fortune.  Cependant les statistiques des entreprises qui font faillites en quelques années sont alarmantes. L'optimisme ferait donc partie de notre  héritage génétique. Il est utile pour entreprendre, mais il peut aussi nous empêcher de voir les d'appréhender correctement la cruelle réalité. Pour garder, les pieds sur terre Daniel Kahneman a conçu un test qui a eu beaucoup de succès à Davos 2011 : le "post moterm test" .  On pourrait le traduit par "le test de la résurrection" . Daniel Kahneman à Davos.  photo d'un jeune entrepreneur Daniel Buritica (jan 2013) Le test de la résurrection Il s'agit de demander aux collaborateurs d'un proje...

Le plan des experts

Notes de lecture #23 de "Thinking fast and slow" de Daniel Kahneman, 2011, Partie 3, chapitre 23   Dans les années 80, Daniel Kahneman introduisit des cours sur la prise décision dans les curriculums des écoles de commerces israéliennes.  Il pu convaincre les autorités,  qu'il fallait aider les futurs patrons à rationaliser leurs prises de décisions. un groupe d'experts au travail Le curriculum du cours d'ingénierie décisionnelle a été difficile à concevoir malgré l'équipe de spécialistes réunit par Kahneman.  Elle comprenait entre autres un doyen et ami, Seymour Fox, directeur à la retraite de l'ENS israélienne et des collègues de psychologie. Après quelques mois, Kahneman souhaita évaluer la progression du travail d'équipe.  Il demanda donc aux experts de leurs propres impressions sur l'avancé du projet.  Tous s'accordèrent pour dire qu'ils étaient en bonne voie de réussir et que 2 années suffiraient pour élaborer l...

L'intuition à l'épreuve du feu

Notes de lecture du livre "Thinking fast and slow" de Daniel Kahneman, 2011, Partie 3, chapitre 22   Les intuitions raisonnables Si notre intuition n'est pas meilleure que de simples algorithmes, à quoi sert-elle? Et les experts que racontent-ils ? Sur ses questions, l es psychologues Gary Klein et Daniel Kahneman avaient des positions opposées.  Ils polémiquèrent quelques dizaines d'années pour trouver un compromis raisonnable.  Pour Klein, les experts ont des intuitions qu'aucun algorithmes ne peut égaler. Elles seraient de nature transcendantale. Pour Kahneman, personne ne peut juger de son propre niveau de confiance et donc l'expertise n'existe pas objectivement.  Un expert serait quelqu'un qui n'a pas conscience de son ignorance et de sa chance lorsque ses prédictions tombent juste.  Une ancienne question philosophique aborde cette question avec une montre cassée indiquant toujours 13h22.  Lorsqu'on regarde cette montre,...

Dans l'air du temps

Notes de lecture du chapitre 20, du livre  "Thinking fast and slow"  de Daniel Kahneman, 2011 Nous aimerions bien croire que le monde est prévisible.  D'ailleurs nous sommes nombreux à croire au destin.  Pourtant en y réfléchissant bien, si l'on ne peut prévoir les détails de demain, comment prévoir avec certitude ce qui va arriver après-demain. Le 20ème chapitre de "Thinking fast and slow" essaye de nous convaincre qu'il est impossible de connaître l'avenir et que nous refuser de croire au destin.     Qui peut dire ce qui va se passer en Israël dans les années à venir? D'un point de vue scientifique, est prévisible ce qui se reproduit à l'identique. Dans l'absolu cela est impossible même en physique ou en mathématiques car nous ne pouvons pas arrêter ou reproduire le temps, or le temps fait parti de l'expérience. Une même théorie, un même calcul s'effectuera toujours à des heures différentes et dans des cerveaux di...

Comprendre l'illusion de comprendre

Notre imaginaire est prolifique lorsqu'il s'agit d'expliquer des événements dont nous savons peu de choses car notre cognition associative (Système 1) a moins de contraintes.  Pourtant nous devrions nous retenir d'expliquer ce dont nous ne savons pas grand chose. Nassim Taleb appelle cette habitude "the Narrative fallacy " car très souvent nous simplifions le monde en  exagérant le rôle que joue l'intelligence ou  la bêtise humaine en oubliant de réaliser notre propre incompréhension et en minimisant l'importance du hasard.  Dire comme Socrate "tout ce que je sais c'est que je ne sais rien" passe souvent pour être idiot et pourtant c'est une attitude des plus rationnelle. Lorsque nous expliquons les événements du passé, nous oublions que ce que nous ne savions pas.  Notre cerveau ne peux s'empêche d'associer les idées entre-elles et donc ce que nous savons maintenant interfère avec ce que nous savions.  Aussi il est fa...

L'illusion des erreurs

Un résumé du livre "Thinking fast and slow" de Daniel Kahneman, 2011 Partie II La loi des petits nombres Si on vous dit que les meilleures écoles sont de petites tailles, vous pensez sûrement que c'est parce qu’elles sont petites qu’elles sont meilleures.  Cela va de soi... N'importe quel élève bien encadré réussit. Et pourtant, les plus mauvaises écoles sont aussi celles qui sont de petites tailles.  Étonnant, n'est-ce pas? La raison est simple.  Comme ces écoles ont peu d'effectif, il est plus probable que tout les élèves soient excellent ou au contraire qu'ils soient tous mauvais.  Avec un dé, on a plus de chance de faire que des 6 si on lance un dé trois fois plutôt que dix, non? Des idées ancrées? Existe-t-il un lien entre votre numéro de téléphone et le nombre d'éléphants en Côte d'Ivoire? Certainement pas! Pourtant si l'on vous demande de donner votre numéro de téléphone et ensuite d'estimer, le nombre d'éléphants en ...

Associations d'idées

Une petite blague pour commencer. Le petit Guy demande à sa maîtresse s'il peut lui parler après le cours. Elle accepte.  Alors, que veux tu me dire Guy ?  Je pense être trop intelligent pour rester dans cette classe, je m'embête ! Je voudrais passer directement au Lycée.  Sur ce, le directeur informé, demande à Guy  s'il veut bien passer des tests, Guy accepte sans hésiter. Le directeur, décidé à faire fort pour clore l'entretien rapidement, commence le test. - Voyons voir Guy : 36 x 49 ? - 1764 !... - Et 363 x 363 ? - 131769, M. le directeur... - Capitale du Liechtenstein? - Vaduz ! Le test continue pendant une demi-heure, Guy ne fait aucune erreur. A la fin du test, le directeur est satisfait mais la prof demande si elle peut à son tour lui poser des questions. Tous les deux acceptent, la prof commence. - Bon, ... Guy, ... la vache elle en a 4 et moi j'en ai 2, qu'est ce que c'est? - Les jambes, Madame ! - Corr...

Lire ses pensées, c'est possible !

Ça y est, ce n'est plus de la science fiction! De nombreuses universités expérimentent des systèmes permettant aux singes et aux hommes de contrôler une machine ou un ordinateur avec la pensée. Les premières expériences avec les singes consistaient à relier certaines régions du cerveau, à un bras mécanique.  Pour tester l'efficacité de l'opération on demandait à un singe de  faire bouger le bras robotisé pour attraper des friandises. Aujourd'hui, les chercheurs testent l'aptitude des hommes à faire mieux que les nos cousins primates.   Ils arrivent à capter les ondes radios du cerveau humain et à transformer les signaux en mouvements. Les handicapés moteurs peuvent déjà diriger un fauteuil roulant en pensant, écrire sur un ordinateur. Avec les avancées de la domotique , il leur sera bientôt possible de retrouver de plus en plus de liberté. février 2012: cette patiente retrouve une mobilité perdue. La science avance mais il faut y penser!